« Increvable », « indestructible », « le 4x4 qui ne tombe jamais en panne » : les formules ne manquent pas pour parler du Toyota BJ40 et du BJ42. Elles reposent sur une base réelle, la robustesse reconnue des diesels Toyota de la famille B. Elles oublient pourtant une chose : aucun véhicule ne reste fiable 40 ans sans soins. Voici ce qui fait la solidité d'un BJ, et ce qu'il faut surveiller pour qu'il le reste.
Toyota BJ40 : d'où vient sa réputation de fiabilité
La série 40 a été pensée comme un outil de travail : agriculteurs, forestiers, armées, missions humanitaires, pistes africaines et australiennes. Toyota a donc privilégié des solutions simples, éprouvées et réparables.
Sur un BJ40 ou un BJ42, on trouve :
- un diesel 4 cylindres atmosphérique, sans turbo ;
- une injection mécanique, sans calculateur ni capteurs électroniques ;
- un châssis séparé en échelle, sur lequel la caisse est boulonnée ;
- des ponts rigides et des ressorts à lames, rustiques et faciles à remettre en état ;
- très peu d'électricité : l'essentiel sert au démarrage, au préchauffage et à l'éclairage.
Résultat : moins d'éléments susceptibles de lâcher, et des réparations à la portée d'un bon mécanicien, partout dans le monde. C'est cette simplicité, plus qu'un miracle de conception, qui explique la réputation du Toyota BJ.
Les moteurs B, 2B et 3B en bref
Les diesels de la série 40 à châssis court appartiennent tous à la même famille de 4 cylindres :
| Moteur | Cylindrée | Puissance | Modèle |
|---|---|---|---|
| B | 3,0 l | ≈ 80 ch | BJ40, à partir de 1974 |
| 2B | 3,2 l | entre les deux | BJ41, fin des années 1970 |
| 3B | 3,4 l | ≈ 90 ch | BJ42, à partir de 1980-1981 |
Ces moteurs ont une philosophie commune : peu de puissance, mais du couple à bas régime et une construction généreuse. Ils ne sont pas faits pour la vitesse. Ils sont faits pour durer, à condition de ne pas être maltraités. Pour la différence entre les modèles, lisez BJ40, BJ41, BJ42, FJ40 : quelles différences ?.
Les points à surveiller sur un BJ40 ou un BJ42 aujourd'hui
Parler de « points faibles » d'un BJ40 serait trompeur : ce ne sont pas des défauts de conception, mais les effets normaux du temps sur un véhicule ancien. Voici les zones à regarder en priorité.
Le refroidissement et la culasse
C'est le premier poste à soigner. Un radiateur encrassé, une pompe à eau fatiguée, un thermostat bloqué ou un ventilateur mal réglé peuvent faire chauffer le moteur, surtout en montée, chargé ou par forte chaleur. Une surchauffe répétée peut abîmer le joint de culasse, voire la culasse elle-même.
À vérifier : niveau et aspect du liquide de refroidissement, état des durites, présence d'huile dans le liquide ou de liquide dans l'huile, aiguille de température stable en roulant.
L'injection
La pompe d'injection et les injecteurs sont robustes, mais pas éternels. Un démarrage difficile, une fumée excessive et persistante ou un ralenti irrégulier peuvent venir d'un réglage à reprendre ou d'injecteurs à contrôler. Ce travail se confie à un spécialiste de l'injection diesel : ce n'est pas un domaine où l'on improvise.
Le préchauffage
Sur un diesel ancien, les bougies de préchauffage et leur commande comptent beaucoup pour les démarrages à froid. Un BJ en bon état démarre après le temps de préchauffage, sans s'acharner sur le démarreur. Si ce n'est pas le cas, le préchauffage est la première chose à vérifier, avant d'imaginer le pire.
Les joints et les fuites
Après des décennies, les joints durcissent. Un léger suintement d'huile est courant sur un moteur ancien et n'a rien d'alarmant en soi. Une vraie fuite, en revanche, doit être localisée : joint de cache-culbuteurs, joint spi, carter, boîte, ponts. Mieux vaut traiter tôt que de rouler avec un niveau qui baisse.
La corrosion de la caisse et du châssis
C'est souvent le vrai juge de paix. La mécanique d'un BJ40 se remet en état ; une caisse ou un châssis très rouillés coûtent beaucoup plus cher. Regardez les bas de caisse, le plancher, les gouttières, le bas des portes, les pieds de pare-brise et les longerons du châssis. Notre guide pour acheter un BJ42 ou un FJ40 d'occasion détaille tous les points de contrôle.
L'entretien qui fait durer un Toyota BJ
Un BJ40 bien suivi reste un compagnon fidèle. L'entretien n'a rien de sophistiqué, mais il doit être régulier :
- vidanges moteur à intervalles réguliers, avec une huile adaptée à un diesel ancien ;
- filtres à huile, à gazole et à air remplacés sans attendre, et purge de l'eau dans le circuit de gazole ;
- circuit de refroidissement propre : liquide renouvelé, radiateur en bon état, durites et courroies contrôlées ;
- réglage des soupapes selon les préconisations du constructeur ;
- graissage des cardans et contrôle des niveaux de boîte, de boîte de transfert et de ponts ;
- préchauffage vérifié avant l'hiver.
Le carnet d'entretien et les factures valent de l'or, à la fois pour votre tranquillité et pour la valeur du véhicule.
Conduire un BJ40 sans l'user
Le diesel B du BJ40, comme le 3B du BJ42, préfère un rythme régulier aux coups d'accélérateur. Quelques habitudes simples aident à le préserver :
- laisser le moteur monter doucement en température avant de le solliciter ;
- surveiller la température dans les longues montées, surtout chargé ou attelé ;
- accepter une vitesse de croisière modérée sur autoroute : ce n'est pas un véhicule de grand rouleur pressé ;
- ne pas couper le moteur brutalement après un gros effort, et le laisser tourner un instant au ralenti.
Avec le BJ42 et sa boîte 5 vitesses, le régime baisse sur route, ce qui rend les longs trajets plus confortables. C'est l'une des raisons pour lesquelles beaucoup préfèrent le BJ42 pour rouler souvent.
Et le FJ40 essence, ou les 6 cylindres ?
Le FJ40 utilise un 6 cylindres essence (F de 3,9 l, puis 2F de 4,2 l). Il a lui aussi une solide réputation, avec plus de souplesse et une consommation plus élevée. Il n'existe pas, en revanche, de BJ 6 cylindres d'origine : la question revient souvent, et nous y répondons dans Toyota BJ40 « 6 cylindres » : ce qu'il faut savoir.
La fiabilité ne s'arrête pas au moteur
Un BJ fiable, c'est aussi un véhicule qui protège ses occupants et sa mécanique de la pluie. Une bâche fatiguée laisse entrer l'eau, qui stagne dans le plancher et accélère la corrosion. Si la vôtre fuit, lisez notre article bâche qui fuit : retrouver l'étanchéité.
Notre capote intégrale BJ40 / BJ42 / FJ40 est coupée au gabarit d'origine Toyota du châssis court et se monte sur les arceaux et fixations d'origine, sans percer. Elle est en vinyle traité anti-UV, avec zips YKK qualité marine et visserie inox, en beige ou en noir, avec hayon arrière ou portes battantes. Elle est fournie sans arceaux. La livraison est offerte, en 1 à 4 semaines, et vous avez 14 jours pour changer d'avis. Elle est fabriquée et expédiée depuis notre atelier de Medellín : découvrez qui nous sommes.
Tous les détails sont sur la page bâche pour Land Cruiser BJ40, BJ42 et FJ40. Une question sur votre véhicule ? Écrivez-nous depuis la page contact.
Questions fréquentes
Le Toyota BJ40 est-il fiable ?
Le BJ40 a une solide réputation de fiabilité grâce à une mécanique simple : diesel 4 cylindres B sans turbo, injection mécanique, châssis séparé, ponts rigides. Mais il a plus de 40 ans : sa fiabilité réelle dépend surtout de l'entretien qu'il a reçu et de l'état de sa caisse et de son châssis.
Quels sont les points faibles d'un BJ40 ou d'un BJ42 ?
Ce sont surtout les effets de l'âge : refroidissement à surveiller (une surchauffe peut abîmer le joint de culasse), injection à régler, préchauffage pour les démarrages à froid, joints qui suintent, et surtout la corrosion de la caisse et du châssis.
Quel est le meilleur moteur entre le B du BJ40 et le 3B du BJ42 ?
Le 3B de 3,4 l du BJ42 (environ 90 ch) offre un peu plus de couple que le B de 3,0 l du BJ40 (environ 80 ch), et le BJ42 a une boîte 5 vitesses. Les deux appartiennent à la même famille de diesels robustes ; l'état du moteur compte davantage que sa référence.
Comment entretenir un Toyota BJ pour qu'il dure ?
Des vidanges régulières, des filtres changés à temps, un circuit de refroidissement propre, le réglage des soupapes, le graissage de la transmission et un préchauffage vérifié avant l'hiver. Il faut aussi lutter contre la rouille et garder l'habitacle au sec.
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